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La Protection Biologique Intégrée (P.B.I.)


Les dégâts de certains insectes ravageurs des cultures en pépinière peuvent être évités efficacement grâce à des méthodes de lutte respectueuses de l'environnement.
 

Les limites de la lutte chimique

Nous cherchons à éviter dans la mesure du possible l'utilisation des produits chimiques.

D'une part, les substances utilisées peuvent être dangereuses pour l'environnement comme pour l'homme. Elles peuvent être à l'origine de pollution des sols, des eaux de surface et souterraines et nuire à des espèces animales comme les insectes, la faune aquatique...

D'autre part, utiliser trop souvent les mêmes produits risque d'induire des résistances dans les populations traitées. Les produits deviennent alors inefficaces.
 

Principe de la lutte biologique

Les techniques de lutte biologique utilisent des organismes vivants ou des produits biologiques pour prévenir ou limiter les dégâts causés par les ravageurs.

L'objectif n'est plus d'éradiquer les populations de ravageurs, mais de contrôler leur développement. Il s'agit de maintenir un niveau de population bas au sein d'une espèce par différentes techniques.
 

Des produits plus propres

Pour limiter l'impact de nos activités, nous avons adopté des usages et des produits plus respectueux de l'environnement. Nous utilisons un anti limaces à base de phosphate ferrique autorisé en agriculture biologique qui n'est pas nuisible aux auxiliaires et se dégrade naturellement dans le sol. Des traitements d'hiver à base d'huiles naturelles issues du colza nous permettent de lutter contre les cochenilles...
 

Les auxiliaires de culture

Introduction d'Anthocoris contre le psylle du poirier

  

Certains organismes comme des insectes, des nématodes ou des champignons sont connus pour prédater les insectes nuisibles. En introduisant ces espèces dites "auxiliaires", on arrive à réguler les populations de ravageurs. En plus de l'introduction de ces organismes auxiliaires, la lutte bio consiste aussi à favoriser leur développement, par l'installation de plantes hôtes.

En pépinière de pleine terre, nous introduisons des insectes auxiliaires du psylle du poirier appelés Anthocoris (voir photo). Nous apportons également dans nos pépinières de conteneurs des nématodes (sorte de vers microscopiques) pour lutter contre les otiorrhynques dont les larves se nourrissent des racines d'arbustes.


Le piégeage des mâles


Avec un peu d'observation, vous remarquerez qu'entre avril et septembre sont accrochés des pièges dans les marronniers en ville ou dans les parcs. Il s'agit de pièges à phéromone. Il permettent de lutter contre un papillon dont les chenilles se nourrissent des feuilles de marronnier. Les pièges attirent les papillons mâles en diffusant des phéromones femelles. Une fois dans le piège, les papillons finissent par se noyer. La diminution du nombre de mâles dans la population freine le développement des générations suivantes et maintien la population à un niveau bas.
Nous utilisons cette technique de lutte contre la mineuse du marronnier dans nos pépinières depuis plusieurs années. Cette technique peut être utilisée dans les jardins, en plus du brûlage des feuilles mortes en hiver.
 

Piège à phéromones contre la mineuse du marronnier

 

La confusion sexuelle


La technique de confusion sexuelle est semblable à la précédente. On empêche toujours la reproduction mais cette fois sans effectuer de piégeage. On répartit sur une surface cultivée des capsules diffusant des phéromones femelles à forte concentration. Les concentrations sont assez élevées pour que les papillons mâles ne puissent plus détecter les femelles au sein de la parcelle. La reproduction est donc fortement gênée et on évite la pullulation de ces insectes.

Nous utilisons la technique de confusion sexuelle des papillons pour lutter contre la tordeuse du pêcher.

 

L'intérêt de la co-culture

 

Larve de syrpheL'activité des auxiliaires présents naturellement dans nos pépinières peut être favorisée par des techniques culturales simpes. Nous utilisons des plantes hôtes attractives, comme des potentilles dans les cultures de rosiers. La floraison jaune constamment renouvelée des potentilles permet la présence de populations de syrphes, un auxiliaire dans la lutte contre les pucerons. En effet, les adultes sont attirés par les fleurs de potentille dont elles consomment le pollen, et les larves voraces sont prédatrices des pucerons des rosiers.

 

© Pépinières Rey Morancé (Rhône, 69, Lyon, Villefranche) - 2018